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🗣 Pierrick nous fait le récit d’un trajet Paris > Melun

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Publié le 29/05/2020

Il y a quelques jours, j'ai vu que Lydie, mon homologue sur le RER C avait donné la parole à un usager pour avoir son point de vue. J'ai décidé de faire la même chose sur notre ligne...

Pourquoi un récit d’un trajet sur la ligne R ? J’ai trouvé que le billet d’une expérience client sur le RER C ou encore d’un autre sur la ligne H étaient un bon moyen d’avoir une autre vision des choses. Oui parce que je vous l’ai expliqué, côté SNCF nous sommes pleinement mobilisés pour le nettoyage renforcé des rames & des gares, pour observer les flux et vous donner des conseils pour éviter les trains ou plages horaires à forte affluence. Mais qu’en est-il d’un point de vu client ? Nous avons proposés à un usager habituel de nous faire part de sa propre expérience. Il a pris un train relativement prisé puisqu’il a pris le 16h07 au départ de Gare de Lyon.

Je vous laisse découvrir le récit de Pierrick appuyé de photos et vous retrouve ensuite pour répondre à certains points soulevés par ce client.

 

« Aujourd’hui (jeudi 28 mai), nous tenions notre traditionnelle réunion mensuelle dans les locaux, pour la première fois depuis le confinement. Nous avons fini tôt, mais nous avons décidé de rester en horaires aménagés jusqu’aux vacances, pour pouvoir partir avant l’heure de pointe. C’est donc la première fois que je reprends la ligne R depuis plusieurs mois.

Comme je ne travaille pas très loin, j’arrive à pied à la Gare de Lyon. Arrivé sur le parvis, du côté droit, je tombe directement sur l’entrée signalée.

 

L’horaire est même affiché, et une aimable gilet rouge appelle les passagers concernés. Difficile de se tromper.

 

La distanciation sociale n’est pas strictement respectée dans la file (je me fais doubler), mais c’est l’affaire de quelques mètres seulement.

 

Pas de contrôle des attestations, et tout le monde est masqué : les agents de sécurité sont bien présents, mais la file avance sans s’arrêter. Je cale mes pas sur le rythme de « 503 » qui me précède.

 

L’entrée indiquée est située juste en face de la voie K, d’où part le train. Au moment où j’entre en gare, j’entends une annonce conseiller d’embarquer en tête de train. Je m’arrête pour acheter un billet (pas question de recharger mon Navigo pour 2 jours !) : pas de repères de distanciation devant l’automate.

 

Sur le quai, les flèches pour indiquer le sens de circulation paraissent très rapprochées, mais elles sont bien utiles en cas d’arrivée et de départ sur les deux voies du quai.
D’autres agents de sécurité montent la garde devant les portes du train. Ils sont là pour vérifier que les voyageurs suivent bien le conseil qui nous a été donné par haut-parleur. J’ai un peu d’avance et ils sont très costauds, je remonte donc vers l’avant du train. Ils sont très sympathiques, mais je n’aimerais pas arriver à la dernière minute et devoir les convaincre de me laisser monter en queue…

 

Effectivement la tête du quai est pour ainsi dire vide.

 

Dans la voiture tout le monde porte un masque (même si avant le départ, certains l’écartaient le temps d’un coup de fil).
J’ai aperçu quelques vélos suspendus en remontant le quai, mais il n’y en a pas dans ma voiture, et la distanciation sociale est largement respectée malgré l’absence d’autocollants sur les sièges.

 

Arrêt de 5mn en pleine voie juste avant Le Mée (on retrouve vite les bonnes habitudes, lol). Le conducteur nous informe, au bout d’une ou deux minutes, que cela fait suite à une alerte radio.

 

Franchement, c’est pas évident de pousser le bouton avec le coude. J’ai failli écraser le doigt d’une dame qui se précipitait en même temps que moi. Et de l’extérieur, si l’écart entre la voiture et le quai est un peu grand, c’est carrément impossible. Je préfère finalement utiliser mon pouce – et du gel hydroalcoolique tout de suite après.

 

Arrivés à Melun, on est nombreux à descendre – et à monter. En tête de train, nous sommes bien éloignés les uns des autres. Mais au loin, je vois beaucoup de monde au niveau du milieu du train. Je suis content d’avoir pris le temps de monter en tête.

 

Entre le quai et le bâtiment de la gare, les portes à poignées sont réservées à l’entrée, et les portes automatiques à la sortie. Dommage que ce ne soit pas indiqué à l’extérieur.

 

Et quand on passe par les portes de validation du bâtiment, on tombe directement dans la file d’attente du guichet. Ca reste un moindre mal par rapport au monde qu’il semblait y avoir à la sortie directe, sans passer par le hall de gare.

 

En sortant de la gare, après avoir laissé passer le gros des voyageurs, je constate qu’une employée de SNCF Propreté nettoie les portes de validation après leur passage. J’avoue que ça me rassure.

 

Finalement, en combinant l’heure décalée et la montée en tête de train, je dois dire que le trajet a été beaucoup moins anxiogène que je le craignais. »

 

Merci à Pierrick pour ce récit tout à fait complet, incident compris… Il a fait des remarques pertinentes sur lesquelles je vais revenir :

  1. D’abord sur les opérations de contrôle que ce soit masque et/ou attestation qui restent dans les deux cas obligatoires jusqu’à nouvel ordre. On ne peut pas contrôler systématiquement masques et attestations, d’autant que pour ce type d’opération, il est important d’avoir les forces de l’ordre. Et comme, elles peuvent être réquisitionnées pour d’autres intervention, nous faisons au mieux. Cela relève de la responsabilité de chacun : vous venez en gare sans masque ou sans attestation sur les plages données (jusqu’à 9h30 le matin & entre 16 et 19h en fin d’après-midi), vous vous exposez à une amende voire un refus d’accès en gare.
  2. Par rapport aux marquages au sol. Je suis dans l’attente d’informations complémentaires sur ces deux points que sont les marquages devant les automates de vente à Gare de Lyon mais aussi ceux du cheminement à Melun. Si effectivement, cela aurait été judicieux, il faut garder en tête que ces marquages ont été réalisés dans un laps de temps très réduit. Des choix ont dû être faits compte tenu de contraintes. Peut-être que suite aux remarques de ce client, cela va changer mais je ne peux pour l’instant pas l’affirmer.
  3. Je m’attarde sur l’aspect obligation de monter en tête de train du 16h07 qui n’a pas dérangé Pierrick mais qui a fait réagir plusieurs autres usagers sur Twitter. Le fait est que la décision a été prise pour permettre une meilleure répartition tout au long du trajet. Il est vrai que l’accès à la gare de Lyon est pour l’instant filtré et tous les accès ne sont pas ouverts. Nous avions précisé dès le début qu’il fallait prévoir de l’avance car les accès en gare pouvaient être modifiés voire filtrés :
    J’ai noté le sujet sur les correspondances à Melun qui seraient compliquées par cette obligation de monter en tête, mais je n’ai pas encore de réponse sur ce point. Il va falloir que je me tourne vers mes collègues, aussi je reviendrai sur ce point dès que possible.
  4. Pour les conseils sur le fait de pousser le bouton avec son coude, je rejoins totalement Pierrick ce n’est pas si simple. Mais une fois de plus, il s’agit de conseils et pas d’une obligation. Cela évite un contact mais si comme cet usager vous avez votre flacon de gel hydroalcoolique sur vous, c’est parfait. Vous pouvez toucher les surfaces mais surtout n’oubliez pas de vous laver les mains rapidement après ! Je vous invite à retrouver nos engagements mais aussi ce que l’on attend de vous dans un billet consacré à la charte « En train tous responsables ». D’ailleurs j’y parle du nettoyage renforcé des trains & des gares, constaté en direct par Pierrick à Melun.

 

Et vous ? Comment vivez-vous vos trajets ? Notamment depuis aujourd’hui où il y a un peu plus de monde ? Est-ce que vous souhaiteriez partager votre expérience au travers d’un billet ? Je vous invite à me le faire savoir dans les commentaires. Section où vous pouvez également donner vos propres conseils pour voyager au mieux en cette période.

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