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Portraits de femmes qui « font nos lignes »

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Publié le 8/03/2019

Elles s'appellent Coline, Maude, Ludivine, Léa, Cécile, Amandine, Nawel, Élodie ou Géraldine. Elles contribuent chaque jour à vos trajets. Qui sont-elles ?

En cette Journée internationale pour le droit des femmes, j’ai décidé de mettre en lumière plusieurs femmes (oui, oui je ne suis pas la seule femme sur nos lignes) de l’ombre ! Qu’elles soient en cabine de conduite ou en charge de la maintenance des trains, qu’elles travaillent sur les voies ou en gare, voici plusieurs femmes qui contribuent chaque jour à vous transporter. Chacune oeuvre à sa manière et je vous propose de les découvrir au travers d’un portrait croisé.

 

DES FEMMES DE TOUS ÂGES ET DE TOUS MÉTIERS

Elles sont si nombreuses à avoir répondu à l’appel que j’ai eu du mal à faire court. Aussi, pour que ce soit plus simple j’ai décidé de regrouper leur portrait autour de leur corps de métier.

DEUX FEMMES À LA MAINTENANCE DES TRAINS

est mordue de cinéma, de lecture et de ses deux enfants. Elle occupe actuellement le poste de Dirigeant de Proximité (communément appelé DPX) d’une équipe de maintenance. Elle manage une équipe de 21 personnes chargées d’assurer la maintenance préventive électrique sur le matériel roulant circulant sur les lignes D&R au centre de maintenance des trains (technicentre) de Villeneuve. Elle gère les demandes de ses agents, traite les dysfonctionnements et les difficultés qu’ils peuvent rencontrer, elle ajoute :

travaillant également au centre de maintenance des trains de Villeneuve, elle est Dirigeante d’Unité Opérationnelle Mouvement, depuis 2017. Passionnée de voyages, elle est en charge d’une équipe de 126 agents qu’elle suit sur le terrain afin de les accompagner, que ce soit en formation ou sur le terrain, à Villeneuve et Bercy, chaque jour. Elle manage ses équipes pour réaliser les manœuvres qui permettent de sortir les trains des lignes D&R qui assurent vos trajets.

 

UNE CONDUCTRICE DE TRAIN

toute jeune conductrice qui aime les voyages et le football. Elle arrive d’ailleurs très bien à jongler entre le personnel et le professionnel. Elle nous confie (et confirme) que son métier demande beaucoup de rigueur et de sérieux puisqu’il s’agit de transporter pas moins de 615 000 personnes par jour sur la D, et un peu moins sur la R (72 000 personnes). Avec ses collègues, ils préparent chaque jour les trains avant leur mise en service afin de contrôler tous les systèmes de sécurité. Lors du trajet, l’observation de la signalisation et des voies est primordiale pour assurer la sécurité de son train (et de ses voyageurs). Pour elle, il y a une vraie relation humaine tant avec ses collègues qu’avec la clientèle.

 

DEUX ENCORE QUI ASSURENT L’ENTRETIEN DES INFRASTRUCTURES

est Chef de district (CDT) à l’Infrapôle PSE ! Elle est en formation jeune cadre voie pour apporter les compétences afin de devenir manager par la suite. Ses missions tournent autour de trois grands thèmes : la sécurité, la technique, et le management humain hiérarchique ou non. À la fin de cette formation, elle devra être capable de savoir organiser et planifier une production, préparer les chantiers à la fois au bureau et sur le terrain, gérer et manager les équipes, et faire face aux aléas.

travaille dans brigade de Nemours (de l’Infrapôle PSE) ! Ses missions sont à 70% du temps de la maintenance. Par exemple, sur un passage à niveau, elle va vérifier tous les câbles, les relais, va faire des tests sur les barrières, etc. Avec ses collègues, elle a une trentaine de passages à niveau à sa charge avec un passage à niveau minimum par mois à vérifier. Elle réalise aussi des mesures d’isolement et si une mesure n’est pas bonne recherche d’où cela vient. Ensuite de quoi, elle tente de réparer sans couper un signal et perturber la circulation.

 

QUATRE ENFIN QUI SONT EN GARE (ET AILLEURS)

Là, il s’agit de femmes qui travaillent pour le compte de l’établissement gérant les gares des lignes D&R. En jargon SNCF, on appelle cette entité un EST (pour Établissement de Services Transilien) qui regroupe notamment les équipes des gares et du contrôle.

adore le contact, que ce soit avec sa famille et ses amis ou les clients du secteur de Villeneuve Saint-Georges. Cette férue de lecture assure la sécurité et la tranquillité des clients mais est aussi là pour les renseigner et leur donner toutes les informations utiles. Elle ne s’arrête pas là puisqu’elle veille à la propreté de la gare et à la maintenance des équipements.

cumule 2 casquettes de chef en tant que M1, poste qu’elle occupe depuis septembre 2017. Cette passionnée de musique, de voyages et de son berger belge malinois, manage 5 agents qu’elle suit au quotidien pour les aider à réaliser leurs missions et à évoluer dans leur parcours. En parallèle, elle organise et répartit les missions des agents en Gare de Lyon. C’est ce que l’on appelle l’opérationnel où elle gère les complications notamment lors de situations perturbées.

un goût prononcé pour le bricolage, le home staging et les voyages, occupe le poste de responsable des relations sociales au sein de l’EST D&R. Elle assiste ainsi la responsable des ressources humaines, ainsi que le DET (directeur de l’établissement) et sa directrice adjointe, dans le domaine des relations sociales qui concentre le dialogue avec les partenaires sociaux mais aussi les managers de l’établissement quel que soit le niveau. Pour résumer :

est sans doute la plus expérimentée de ces femmes puisqu’elle a 23 ans de SNCF derrière elle. Grande voyageuse, elle est actuellement en appui du directeur de l’EST, avec qui elle travaille pour la 3ème fois. Son rôle : être disponible pour tous les agents afin de les aider, les faire grandir et évoluer. Elle a pour ambition de garder ce lien tout en visant l’excellence opérationnelle et l’amélioration continue, pour les agents et par extension pour les clients.

 

… AVEC DES PARCOURS DIFFÉRENTS

Amandine est fille de cheminot mais ce n’est pas pour autant une vocation ! C’est après un BAC S et une première année en faculté de pharmacie qu’elle décide d’arrêter sa formation. Après avoir occupé divers emplois, elle tente le coup dans un domaine qui l’intéresse : l’électrique. Après avoir été admise en apprentissage chez SNCF pour un BTS électronique, elle est embauchée en tant qu’attaché technicien supérieur puis devient assistante de DPX. Avant de prendre le poste actuel, elle passe par la case « Rex site » où partant d’événements, elle cherche des leviers pour améliorer l’organisation et les actions du technicentre.

Quant à Ludivine, elle obtient un Diplôme d’ingénieur en Sciences Industrielles puis rejoint l’entreprise en 2008 où elle gravite autour du matériel. D’abord au sein de la Direction des Achats où elle assure la réception du matériel roulant neuf chez les constructeurs ferroviaires avant livraison à la SNCF. Ensuite, elle tient un poste de Qualiticien Projets au sein de la Direction du Matériel. Enfin juin 2014, c’est là qu’elle commence l’expérience en centre de maintenance d’abord au technicentre Sud Est Européen, qui gère la maintenance des TGV, où elle fut responsable qualité sécurité Environnement.

Et si vous étiez la (ou le) futur(e) collègue d’Amandine et Ludivine ? En ce moment nous recrutons des profils pour la maintenance des trains.

Pour Nawel, c’est un peu comme Amandine, rien n’aurait prédit qu’elle devienne conductrice de train. Son parcours est atypique puisqu’à la base, elle est titulaire d’un BAC Ressources Humaines et d’un BTS Négociation et Relation Client. Après ses études, elle a été recrutée au sein du comité central d’entreprises de la SNCF. Embauchée pour un emploi saisonnier de 6 mois… elle y restera 6 ans au final. Si avant elle gérait le plan de transport pour le service des séjours enfance/jeunesse, elle a franchi la barrière puisqu’elle transporte elle-même des personnes sur la ligne D.

Après avoir fait l’école Nationale des Ponts et Chaussées, Coline a été embauchée en 2014 à la Direction des Projets Franciliens en tant que Directrice Opérationnel Projet sur des projets d’interconnexions entre les gares franciliennes et les futures gares du Grand Paris Express. Ces deux années lui ont permis d’avoir une vision large des métiers du ferroviaire, et son envie de connaître les métiers du terrain est venue naturellement. Après avoir effectué la formation Jeune Cadre Voie, elle intègre définitivement la SNCF en janvier 2018.

Quant à Cécile, elle a commencé avec un BEP électronique puis a poursuivi avec un bac Sciences et Technologies Industrielles (STI). Son parcours professionnel débute avec la réparation de téléphones portables puis de tout ce qui touchait aux terminaux de paiement. Elle réalise ensuite un nouveau bac pro en apprentissage chez EDF, qui cherchait des gens pour changer les compteurs et les réparer, pour finalement intégrer SNCF.

Élodie a, comme plusieurs de ses collègues, un parcours scolaire atypique puisque avant d’intégrer SNCF, elle était apprentie en restauration traditionnelle. Au fur et à mesure, elle s’est rendue compte qu’elle aimait aider les personnes. Elle est tombée un peu par hasard sur le poste d’agent commercial en gare. Poste qui lui va comme un gant puisqu’elle est au contact direct des gens qu’elle aide.

Après un Bac S, Maude s’est dirigée vers des études de psychologie. Pendant cette période elle fait des petits jobs d’étudiant. C’est là que son histoire au sein de SNCF commence car elle y fait un premier CDD saisonnier pendant les vacances. Elle se rend vite compte qu’elle s’attache à l’entreprise qui, selon elle, aide ses collaborateurs à se réaliser et à accomplir leurs missions dans les meilleures conditions possibles. Elle explique à son chef de l’époque qu’elle souhaiterait rester… Et l’aventure débute vraiment en 2016, juste après son master, où elle rejoint la SNCF en tant que chef d’escale.

Du côté de Léa, elle intègre SNCF en 2015 après des études internationales : elle est passée de Dijon à l’Espagne puis à l’Irlande, pour finir diplômée d’un master en webmarketing. Sa première expérience dans l’entreprise se fait sur le poste de chef d’escale à Paris Gare de Lyon où elle est une sorte de chef d’orchestre puisqu’elle assure la gestion du site, y compris lors de situations perturbées, mais aussi de l’organisation de la gare en relayant les informations auprès des agents et des managers de proximité. Après cette expérience enrichissante, elle continue sur le terrain en prenant un poste de DPX (manager de proximité) puis un poste d’ajointe de manager de secteur sur Paris.

Enfin, Géraldine est rentrée en 1995 dans l’entreprise en tant qu’agent de vente en gare de Montparnasse. Lister toutes ses expériences serait trop long tant elles sont nombreuses que ce soit en établissement de contrôle, au fret, chez Corail, à la SUGE, aux services… Elle évolue dans différents milieux, d’ailleurs cette diversité lui a permis d’acquérir une grande connaissance de l’entreprise.

 

… ET DES CONSEILS POUR LES FUTUR.E.S RECRUES !

Ici je vais vous livrer mot pour mot, les retours qu’elles ont pu me faire quand je leur ai demandé si elles avaient des conseils pour d’autres femmes qui seraient tentées par l’expérience SNCF et plus particulièrement dans leurs corps de métiers. Si plusieurs d’entre elles baignent dans un univers réputé masculin, elles sont la preuve que certains métiers ne sont pas réservés uniquement aux hommes !

SNCF recrute dans tous les métiers aussi bien des hommes que des femmes. Si vous êtes intéressé.e par l’un de ces profils ou même un autre, vous pouvez retrouver les offres sur le site de recrutement de l’entreprise.

 

 

N’hésitez pas si vous avez des questions pour l’une d’entre elles. Je compte bien entendu sur votre bienveillance. Avant de conclure, je remercie mes collègues d’avoir pris un peu de temps pour se dévoiler et raconter un peu leur quotidien et ce qui les a amenées là où elles sont. Peut-être que leurs témoignages vous auront intrigué et, qui sait, auront suscité des vocations.

 

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